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à double sens

On évolue, mais on ne change pas

On évolue, mais on ne change pas.

D’efforts en efforts,  on perd son nord. 

Faire des concessions, donner son pardon sans grande conviction. 

On avance, on suit la cadence, pourtant cette danse ne nous met plus en transe. 

On fait de la prose sous hypnose et ça sonne parfois morose. 

On se donne de la peine pour que l’on nous aime,  ne fini t’on pas par en perdre haleine? 

On suit ce chemin jusqu’au prochain rond-point, ne devrions-nous pas prendre notre destin en main?

Certains de nos sarcasmes proviennent de fantasmes fantasques, ne faudrait-il pas laisser tomber le masque ?

En bref on continue, même si ça semble incongru.  

On persiste à vouloir tout chambouler, sans trop persévérer. 

On ferait parfois mieux de se rendre à l’évidence et de tirer notre révérence. 

On s’obstine à construire sur des ruines qui nous minent. 

Ne faudrait-il pas tout simplement continuer, plutôt que de vouloir chaque fois tout transformer. 

On a beau  vouloir y croire, c’est une lutte sans espoir.

 Car oui, nous évoluons, mais au fond nous ne changeons pas…n’est-ce pas ?


Coup de poker

On lance les dés sur une table sans trop savoir si c’est fiable.

 

On mise nos pions sans se soucier du chiffre qui sera le bon.

 

On hésite combien risquer, le tout ou la moitié ?

 

On croit à la chance sans penser aux défaillances.

 

D'un élan soudain on joue ce qui nous restait en main.

 

Nos cartes sont belles, mais suffiront-elles ?

 

Le temps du verdict on est pris d’une sensation de panique.

 

Puis le croupier nous fait miroiter pour nous annoncer le gain tant espéré.

 

Est-ce que l’enjeu en valait la peine ? Ne me brûlerais-je pas les ailes ?

 

Le montant placé était-il approprié à ce qu’il pouvait nous rapporter?

 

Il suffit parfois de miser peu pour trouver ce que l’on veut.

 

Mais il ne faut pas oublier que tout hasarder c’est également la possibilité de tout égarer.

 

A chacun de choisir le montant de son investissement,  tout comme en matière de sentiments.

 

La vie est comme un jeu, il suffit simplement de savoir ce que l’on veut

et de doser le trop, du trop peu…


un arbre

Il existe quelque part, pour chacun de nous, un arbre.

Celui où l'on s'appuie pour pleurer, où l'on grave les noms de ceux qu'on aime.

Cette force de la nature sera pour nous à jamais présente. Pour abriter nos peines et nos joies.

Un endroit perdu quelque part, où l'on trouve un avre de paix et de silence.

Une source vitale d'air pur pour les coups durs.

Un peu comme si une partie de notre force provennait de son écorce.

Ses feuilles s'envolent à l'automne en emportant tout vos idées folles.

Le temps d'un hiver il nous laisse solitaire.

Quand le printemps revient, les bourgeons grandissent pour faire dispaître nos vices.

Mais au temps de l'été il nous fait de l'ombre pour nous éloigner de nos idées sombres.

Cherchez l'arbre de votre vie, vous n'en serez que ravi.

Vous pourrez compter sur lui pour toujours jusqu'à la fin de vos jours.

Il ne vous jugera point, il sera de marbre, mais il restera votre arbre...


le linge sale de la corde de nos vies

La vie est comme un lessive, on lave, on relave ce que l'on ne trouve pas propre dans notre existence.

On essaye de faire partir les tâches de souffrance sans pour autant y trouver une grande performance.

Ensuite on suspend nos linges sur une corde, celle de nos vies.

On laisse sécher au soleil pour après renfiler ces mêmes vêtements qui nous vont parfois si mal.

Mais on persiste à les garder en se disant qu'on pourrait un jour encore en avoir besoin.

On achète de nouveaux habits en pensant bien faire, pour essayer de plaire.

Mais au fond, le fil sur quoi on pend ceux-ci est toujours le même.

On peut renouveler sa garde de robe chaque jour. La corde vitale elle, ne changera pas.

On se dupe à vouloir "paraître", mais est-ce qu'au fond, nous ne restons pas toujours les mêmes?

Vêtu de rose, vêtu de blanc ou de noir... ça ne change pas la couleur de nos sentiments.

Les déchirures de nos vêtements peuvent être recousues, les tâches ineffaçables traitées, les blessures ne partent pas, elles seront à jamais marqués sur nos existences.

Alors lavez, relavez, réessayez vos chiffons usés.... vous ne pourrez rien n'y changer…

 


Ne pas sembler fragile malgrès soi

Si je peux ne pas sembler fragile malgré moi,

c’est simplement que la vie m’a offert un combat qui m’a appris à garder sang froid.

Je semble forte, mais cette barrière n’est que le fruit de mes misères.

J’aurais bien aimé grandir en même temps que les autres enfants et vivre insouciamment.

Mais des mon plus jeune âge j’ai du faire preuve de courage.

Si je donne l’impression de ne pas avoir besoin de protection, ce n’est pourtant qu’une illusion.

Cette guerre contre la vie m’a rendue à fois virile…mais au fond je suis encore plus fragile.

Ma sensibilité est à fleur de peau et les maux anéantissent mon cerveau.

J’ai appris à vivre seule avec mes deuils, je ne sais pas si quelqu’un arrivera encore à me faire franchir ce seuil.

J’ai pourtant cru l’apercevoir, mais ce n’était qu’illusoire.

Est-ce qu’un jour quelqu’un m’aimera pour toujours ?
Suis-je encore capable d’aimer après avoir autant été dupé ?

Et au fond de moi est-ce que je le veux vraiment ?
Je n’ai qu’une crainte, passé à côté de ce qui devait m'arriver.

Je suis si écoeuré de ce dont les êtres humains sont capables. Egoïstes et minables.

Comment peuvent-ils encore se regarder dans un miroir après avoir trompé celles dont ils pensaient toujours vouloir ?

Comment est-il possible qu’on soit aussi insensible ? 


une nuit dans une ruelle sombre

Une nuit dans une ruelle sombre, j'ai apperçu ton ombre... 

Comme un mirage,  j’ai halluciné, n'aurais-je pas du me pincer pour cesser de me blesser ?

J'ai un don pour les choses sans conviction.

Un pressentiment pour les êtres sans sentiment.

Une attirance pour les choses dénudées de sens.

Je dois faire faux quelque part…mais comment le savoir ?
Serais-je trop gentille qu’on se joue de moi comme une petite fille ?

Je ne crois pourtant pas vouloir changer, ça fait partie de mon identité.

Ceux qui n’auront pas voulu le voir m’ont fait perdre espoir.

Mais la vie va de l’avant, qui sait ce qui nous attend au tournant ?
L’existence se vit au présent et au futur, le passé est à laisser sur nos tracées.

Avancez tous avec moi, ne vous retournez pas, on ne changera pas nos faux pas...

Comme je dis,oui j'avance, même si parfois je recule… ça semble si ridicule.


la solitude

la solitude d'un homme de 50 ans appuyé sur un bar me donne le cafard.

Une vie durant, remplie de tourments, il a essayé plusieurs bancs sans pour autant trouver celui qui lui fallait tant.

Aurait-il cherché trop loin ? Aurait-il lui-même compliqué son destin?

A force de trop en avoir et de vouloir ce qu'il  n'avait pas, il s'est retrouvé seul devant son combat.

Son malheur et sa douleur lui empêche d'ouvrir son coeur.

Mais cette tristesse qui git au fond lui n'est que le fruit de ce qu'il a produit.

Est-ce qu'un jour il changera... trouvera t'il quelqu'un pour son bras ?

Le temps passe, j'espère qu'un jour il découvrira vraiment sa place.

C'est tellement mieux de vivre vieux à deux...

Fera t'il ce qu'il doit faire... ou continuera t'il de se complaindre dans sa misère...

Mystère !!!


une page se tourne

Un simple mot pour te dire adieu, ou au revoir... à toi de le savoir.

Je reste pensive sur ce que fût notre dérive.

Je ne crois pas pouvoir oublier mais seulement accepter.

Mes songes m'envahissent et me rongent.

Si un jour tu comprends, tu sais que c'est de toi qu'il en dépend.

Je reste agenouillé au sol où mes larmes dégringolent.

Passe le temps, tourne le vent... on verra ce qui nous attend au tournant.

L'histoire fût courte mais profonde quoi qu'en pense le monde.

L'univers nous appartient, il crée des chemins qui font se rencontrer les humains.

Il n'y a pas de faits sans raison, pas plus que de rencontres sans illusion.

Mais si le destin a fait se croiser nos route, c'est que quelque part, ce n'était pas pour rien sans doute.

Tu sais ce que j'en pense, tu connais ma souffrance, maintenant il t'appartient de mener la danse...

Ta mélodie à toi raisonnera toujours tout bas au fond de moi.

Une page se tourne... mais le marque-pages n'oubliera pas cette page...


goodbye ...

(paroles de grand corps malade) aussi bien le texte que le nom de l'artiste me correspondent.

 

J'crois qu'les histoires d'amour c'est comme les voyages en train,
Et quand j'vois tous ces voyageurs parfois j'aimerais en être un,
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare ?
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard ?

Les trains démarrent souvent au moment où l'on s'y attend le moins,
Et l'histoire d'amour t'emporte sous l'oeil impuissant des témoins,
Les témoins c'est tes potes qui te disent au revoir sur le quai,
Ils regardent le train s'éloigner avec un sourire inquiet,
Toi aussi tu leur fais signe et t'imagines leurs commentaires,
Certains pensent que tu t'plantes et qu't'as pas les pieds sur terre,
Chacun y va d'son pronostic sur la durée du voyage,
Pour la plupart le train va dérailler dès l'premier orage.

Le grand amour change forcément ton comportement,
Dès l'premier jour faut bien choisir ton compartiment,
Siège couloir ou contre la vitre il faut trouver la bonne place,
Tu choisis quoi une love story de première ou d'seconde classe ?

Dans les premiers kilomètres tu n'as d'yeux que pour son visage,
Tu calcules pas derrière la fenêtre le défilé des paysages,
Tu te sens vivant tu te sens léger tu ne vois pas passer l'heure,
T'es tellement bien que t'as presque envie d'embrasser le contrôleur.

Mais la magie ne dure qu'un temps et ton histoire bat de l'aile,
Toi tu te dis que tu n'y es pour rien et que c'est sa faute à elle,
Le ronronnement du train te saoule et chaque virage t'écoeure,
Faut que tu te lèves que tu marches tu vas te dégourdir le coeur.

Et le train ralentit, c'est déjà la fin de ton histoire,
En plus t'es comme un con tes potes sont restés à l'autre gare,
Tu dis au revoir à celle que t'appelleras désormais ton ex,
Dans son agenda sur ton nom elle va passer un coup de tipex.

C'est vrai que les histoires d'amour c'est comme les voyages en train,
Et quand je vois tous ces voyageurs parfois j'aimerais en être un,
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare ?
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard ?

Pour beaucoup la vie se résume à essayer de monter dans le train,
A connaître ce qu'est l'amour et se découvrir plein d'entrain,
Pour beaucoup l'objectif est d'arriver à la bonne heure,
Pour réussir son voyage et avoir accès au bonheur.

Il est facile de prendre un train encore faut-il prendre le bon,
Moi je suis monté dans deux trois rames mais c'était pas le bon wagon,
Car les trains sont capricieux et certains sont inaccessibles,
Et je ne crois pas tout le temps qu'avec la SNCF c'est possible.

Il y a ceux pour qui les trains sont toujours en grève,
Et leurs histoires d'amour n'existent que dans leurs rêves,
Et y a ceux qui foncent dans le premier train sans faire attention,
Mais forcément ils descendront déçus à la prochaine station,
Y a celles qui flippent de s'engager parce qu'elles sont trop émotives,
Pour elles c'est trop risqué de s'accrocher à la locomotive,
Et y a les aventuriers qu'enchaînent voyage sur voyage,
Dès qu'une histoire est terminée ils attaquent une autre page.

Moi après mon seul vrai voyage j'ai souffert pendant des mois,
On s'est quitté d'un commun accord mais elle était plus d'accord que moi,
Depuis je traîne sur le quai je regarde les trains au départ,
Y a des portes qui s'ouvrent mais dans une gare je me sens à part.

Il paraît que les voyages en train finissent mal en général,
Si pour toi c'est le cas accroche-toi et garde le moral,
Car une chose est certaine y aura toujours un terminus,
Maintenant tu es prévenu la prochaine fois tu prendras le bus.



voilage de face

Tout s’effondre, tout se bouscule. Je suis incrédule.

D’un instant à l’autre tout peut basculer du mauvais côté.

Une rencontre, une erreur, un accident, l’espace d’un instant.

Un peu comme si les cornes de la queue du diable venaient

percer votre fable.

 

On se sent tout à coup transpercer par d’étranges pensées.

Nous idées ne sont plus claires, la vie ressemble à un calvaire.

Pourquoi est-ce arrivé comme ça sans prévenir ?

Peut-être pour me défier, histoire de voir si mes idées sont fixées.

Un sentiment troublant m’assèche de mon sang.

Une rancune amère me laisse dans une étrange atmosphère.

Mais je n’arriverais pas à assumer ce manque
imminent s'il n'est plus présent.

Je laisse la parole aux étoiles histoire qu’elles m’ôtent

la toile que je me voile sur la face.