la génétique

Une lettre, un mot, quelques consonnes accompagnées de quelques voyelles,
tout ça pour finir au féminin pluriel.
Un mot suivi d'un geste qui reste. Une douleur plongée au fond du ventre
qui ne peut s’échapper de votre antre.
Une image qui surgit encore et toujours sans répit chaque nuit.
Un cauchemar noir fondé sur un mauvais départ, sale histoire.
Celle où tout espoir semble illusoire, rien que d’y penser on croirait déchoir.
On se répète en vain que c’est malsain, que son destin est le sien.
La consanguinité entremêlée à cette enfance volée parce qu’il n’a pas su
prendre ses responsabilités nous a dépouillée de notre légèreté à la puberté.
Assumer l’immaturité d’un adulte lorsqu’on est encore enfant
et loin d’être évident.
Trouver son corps gisant parce qu’il n’avait plus assez de mordant pour
aller de l’avant a traumatisé cet adolescent.
Etre sans arrêt aux aguets d’un appel au secours n’a fait que lui jouer des tours.
Elle a fini par s’oublier elle-même en perdant sa vie bohème au dépit de ses gènes.
Aujourd’hui son coeur saigne encore mais elle a réussi à prendre son essor.
Pourtant, il continue à lui faire du tort mais il en sera ainsi jusqu’à sa mort.
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13 Mai 2008 à 21:11 dans
- Pensées



