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à double sens

terrain vague

Un trou au fond du corps qui empêche de faire avancer son sort.

Une image en stand-by qui bloque sur ce qui vous tiraille.

Un flash-back en continu qui ne s'efface plus.

Une barrière sur votre route qui vous plonge dans le doute.

Un sentiment étrange qui vous dérange.

Un goût amer au fond du cou, celui du dégoût.

Un parfum à l'odeur des souvenirs qui vous empêche de reconstruire.

Une simple mélancolie qui donne les yeux qui brillent.

Un chagrin non effacé qui s'est immobilisé.

Une blessure empoisonnée au sianur qui perdure.

A force d'avoir l'esprit perdu dans un terrain vague.... on divague....


Suggestion N° 6

.

Le choix provoque en nous l'indécision...

Où est-ce la confusion de pour choisir qui nous rend hésitant?


le son de la haine qui jaillit de moi

Soulfly - Bring It.mp3

Voici le son de mon dégoût lorsque j'ai envie d'hurler à en perdre ma voix...

quand tous ces cris qui jaillissent des mes entrailles,

comme du sang provenu des mes blessures internes,

comme un rejet...

Une musique de punish yourself aurait été encore plus appropriée, malheureusement je n'ai rien trouvé sous forma mp3 pour le mettre ici...


Le Phare

       Madrugada-The Deep End-01-The Kids Are on High Street.mp3

De la vague provient l’écume,

 

Le surplus de ce que l’on ne veut plus.

Puis ce courant ambivalent qui s’avance au grès du vent,

emportant nos tourments sans même se soucier du temps.

Une rose des vents nous guide contre le soleil levant.

Comme un roseau sur l’eau,

on se berce le long de nos idéaux.

Une bouffée de gaîté embrume notre cupidité.

Nous tenons la barre pour ne pas déchoir.

On déploie la voile pour ne pas percer la toile.

Une tempête gronde contre la misère du monde.

Il faut guider le gouvernail avant qu’il ne s’enraille.

Ce n'est pas sans effort que l'on garde le nord pour arriver à bon port.

Mais la lueur du phare à l’horizon nous permet de ne pas perdre illusion.

Alors pagayez pour ne pas vous noyer...

même quand cette lutte vous semble infondée.


just a dream

http://fr.youtube.com/watch?v=brRsRTTp1Pw

close your eyes


On évolue, mais on ne change pas

On évolue, mais on ne change pas.

D’efforts en efforts,  on perd son nord. 

Faire des concessions, donner son pardon sans grande conviction. 

On avance, on suit la cadence, pourtant cette danse ne nous met plus en transe. 

On fait de la prose sous hypnose et ça sonne parfois morose. 

On se donne de la peine pour que l’on nous aime,  ne fini t’on pas par en perdre haleine? 

On suit ce chemin jusqu’au prochain rond-point, ne devrions-nous pas prendre notre destin en main?

Certains de nos sarcasmes proviennent de fantasmes fantasques, ne faudrait-il pas laisser tomber le masque ?

En bref on continue, même si ça semble incongru.  

On persiste à vouloir tout chambouler, sans trop persévérer. 

On ferait parfois mieux de se rendre à l’évidence et de tirer notre révérence. 

On s’obstine à construire sur des ruines qui nous minent. 

Ne faudrait-il pas tout simplement continuer, plutôt que de vouloir chaque fois tout transformer. 

On a beau  vouloir y croire, c’est une lutte sans espoir.

 Car oui, nous évoluons, mais au fond nous ne changeons pas…n’est-ce pas ?


Coup de poker

On lance les dés sur une table sans trop savoir si c’est fiable.

 

On mise nos pions sans se soucier du chiffre qui sera le bon.

 

On hésite combien risquer, le tout ou la moitié ?

 

On croit à la chance sans penser aux défaillances.

 

D'un élan soudain on joue ce qui nous restait en main.

 

Nos cartes sont belles, mais suffiront-elles ?

 

Le temps du verdict on est pris d’une sensation de panique.

 

Puis le croupier nous fait miroiter pour nous annoncer le gain tant espéré.

 

Est-ce que l’enjeu en valait la peine ? Ne me brûlerais-je pas les ailes ?

 

Le montant placé était-il approprié à ce qu’il pouvait nous rapporter?

 

Il suffit parfois de miser peu pour trouver ce que l’on veut.

 

Mais il ne faut pas oublier que tout hasarder c’est également la possibilité de tout égarer.

 

A chacun de choisir le montant de son investissement,  tout comme en matière de sentiments.

 

La vie est comme un jeu, il suffit simplement de savoir ce que l’on veut

et de doser le trop, du trop peu…


un arbre

Il existe quelque part, pour chacun de nous, un arbre.

Celui où l'on s'appuie pour pleurer, où l'on grave les noms de ceux qu'on aime.

Cette force de la nature sera pour nous à jamais présente. Pour abriter nos peines et nos joies.

Un endroit perdu quelque part, où l'on trouve un avre de paix et de silence.

Une source vitale d'air pur pour les coups durs.

Un peu comme si une partie de notre force provennait de son écorce.

Ses feuilles s'envolent à l'automne en emportant tout vos idées folles.

Le temps d'un hiver il nous laisse solitaire.

Quand le printemps revient, les bourgeons grandissent pour faire dispaître nos vices.

Mais au temps de l'été il nous fait de l'ombre pour nous éloigner de nos idées sombres.

Cherchez l'arbre de votre vie, vous n'en serez que ravi.

Vous pourrez compter sur lui pour toujours jusqu'à la fin de vos jours.

Il ne vous jugera point, il sera de marbre, mais il restera votre arbre...


le linge sale de la corde de nos vies

La vie est comme un lessive, on lave, on relave ce que l'on ne trouve pas propre dans notre existence.

On essaye de faire partir les tâches de souffrance sans pour autant y trouver une grande performance.

Ensuite on suspend nos linges sur une corde, celle de nos vies.

On laisse sécher au soleil pour après renfiler ces mêmes vêtements qui nous vont parfois si mal.

Mais on persiste à les garder en se disant qu'on pourrait un jour encore en avoir besoin.

On achète de nouveaux habits en pensant bien faire, pour essayer de plaire.

Mais au fond, le fil sur quoi on pend ceux-ci est toujours le même.

On peut renouveler sa garde de robe chaque jour. La corde vitale elle, ne changera pas.

On se dupe à vouloir "paraître", mais est-ce qu'au fond, nous ne restons pas toujours les mêmes?

Vêtu de rose, vêtu de blanc ou de noir... ça ne change pas la couleur de nos sentiments.

Les déchirures de nos vêtements peuvent être recousues, les tâches ineffaçables traitées, les blessures ne partent pas, elles seront à jamais marqués sur nos existences.

Alors lavez, relavez, réessayez vos chiffons usés.... vous ne pourrez rien n'y changer…

 


Ne pas sembler fragile malgrès soi

Si je peux ne pas sembler fragile malgré moi,

c’est simplement que la vie m’a offert un combat qui m’a appris à garder sang froid.

Je semble forte, mais cette barrière n’est que le fruit de mes misères.

J’aurais bien aimé grandir en même temps que les autres enfants et vivre insouciamment.

Mais des mon plus jeune âge j’ai du faire preuve de courage.

Si je donne l’impression de ne pas avoir besoin de protection, ce n’est pourtant qu’une illusion.

Cette guerre contre la vie m’a rendue à fois virile…mais au fond je suis encore plus fragile.

Ma sensibilité est à fleur de peau et les maux anéantissent mon cerveau.

J’ai appris à vivre seule avec mes deuils, je ne sais pas si quelqu’un arrivera encore à me faire franchir ce seuil.

J’ai pourtant cru l’apercevoir, mais ce n’était qu’illusoire.

Est-ce qu’un jour quelqu’un m’aimera pour toujours ?
Suis-je encore capable d’aimer après avoir autant été dupé ?

Et au fond de moi est-ce que je le veux vraiment ?
Je n’ai qu’une crainte, passé à côté de ce qui devait m'arriver.

Je suis si écoeuré de ce dont les êtres humains sont capables. Egoïstes et minables.

Comment peuvent-ils encore se regarder dans un miroir après avoir trompé celles dont ils pensaient toujours vouloir ?

Comment est-il possible qu’on soit aussi insensible ?